Projet S2E ArgosProjet de recherche en épidémiologie environnementale en Afrique de l'Ouest

Le projet S2E Argos est un projet de recherche en épidémiologie environnementale en Afrique de l’Ouest, financé par le Ministère français de la Recherche / Direction de la Technologie (MENRT) dans le cadre du réseau Terre & Espace.

Ce projet démarré fin 2002 s’est achevé en avril 2005, à l’occasion d’un séminaire de restitution organisé à Ouagadougou et également destiné à préparer les actions à venir.

S2E Argos s’inscrit dans le cadre du programme du CNES visant à développer les applications des satellites à la santé, qui sont, pour la surveillance épidémiologique :

  • la déclaration électronique des épidémies,
  • la fusion des données environnementales et des données épidémiologiques, dans le but de modéliser et de prédire les épidémies.

Ce projet a été lancé par le consortium S2E (Surveillance Spatiale des Epidémies) réunissant le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et ses filiales (MEDES, MEDIAS-France, CLS), l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon et l’Institut Pasteur.
Il visait à développer, déployer et évaluer un système d’alerte et de suivi épidémiologique électronique basé sur le service Argos assuré par la Société CLS. Il s’agissait de tester l’utilisation de balises Argos pour la transmission de données épidémiologiques et l’alerte précoce. Le système Argos permet en effet de transmettre à faible coût, à l´aide d´une balise autonome, des informations depuis tout point du globe ne disposant d´aucun moyen de télécommunication.

Pour réaliser l’autre objectif poursuivi par le projet, à savoir l’amélioration des connaissances sur les relations climat/santé, des données environnementales ont été recueillies et il a été étudié leur corrélation aux données épidémiologiques sur une durée d’un an, couvrant une saison sèche et une saison des pluies, et correspondant à la durée d’évaluation du système.

 

À la fin du projet, les partenaires africains ont demandé le maintien du réseau ainsi que son étendue au Niger, qui a été réalisé grâce à un financement de la FAO. Le réseau offre un système de base de surveillance épidémiologique électronique qui est toujours opérationnel aujourd'hui.